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Pierre Soulages Parrain de l’école d’art

Pierre Soulages Parrain de l’école d’art

Pierre Soulages

Un parrain présent et attentif

Le 21 mars 1994, Sylvie Abélanet, directrice à cette époque, suggère dans un courrier à Monsieur Alain Griotteray, Maire de Charenton-le-Pont de choisir le nom de Pierre Soulages pour nommer l’atelier qui vient d’être construit. En juin l’artiste répond favorablement à cette demande et l’atelier est inauguré officiellement en mars 1995 en présence de Pierre Soulages qui affirme que : « tant que je serais vivant, aucune autre école d’art ne pourra porter mon nom ».

Une relation téléphonique et épistolaire s’engage alors entre Pierre Soulages et Sylvie Abélanet autour des activités, de l’enseignement et des publics qui fréquentent l’école jusqu’au décès de l’artiste qui survient en novembre 2022 à l’âge de 102 ans. Ce parrainage prestigieux confirme la qualité de l’enseignement qui est dispensé et ancre son nom au patrimoine de la Ville de Charenton-le-Pont.

Extrait de l’allocution de Pierre Soulages, le 11 mars 1995 à l’Ecole d’art

« Je suis un peu intimidé devant l’honneur qui m’est fait d’accoler mon nom à une école d’art. Toutefois, j’ai accepté et je m’en réjouis parce que l’organisation de ce lieu correspond à ce que je pense de l’art. L’art ne s’apprend pas. Comme la liberté, c’est une nécessité. Avec l’organisation de cet endroit, on a justement les moyens d’être libre parce qu’ici tout a été conçu comme j’entends l’enseignement de’ l’art ; c’est-à-dire que si l’art ne s’apprend pas, on peut apprendre les techniques qui permettent de s’épanouir et donc d’être libre. Au fond, je suis heureux de cet honneur qui m’est fait et j’en remercie tous ceux qui l’on décidé. »

Biographie de Pierre Soulages

Rodez 1919 – Nîmes 2022

Les monuments romans, les dolmens, les menhirs gravés de la région de Rodez sont les premières manifestations artistiques qui attirent son attention. Il découvre la peinture moderne à dix-huit ans en visitant, lors d’un séjour à Paris, une exposition de Cézanne et une autre de Picasso. Pendant la guerre, il travaille comme agriculteur près de Montpellier et revient en 1946 à Paris pour se consacrer à la peinture.
En 1947, il expose au Salon des sur-indépendants. Replié sur lui-même, réfractaire à toute influence, il aboutit très rapidement à une forme d’abstraction personnelle et puissante qui le fait remarquer dès sa première exposition particulière (1949, gal. Lydia Conti).
Il a d’emblée trouvé une expression conforme à son tempérament et qui frappe dans la mesure où elle fait table rase de la tradition picturale. Pour se réaliser, sa vision entraîne une nouvelle structure plastique du tableau, où le tracé du signe dans l’espace est essentiel. Ayant fait du noir sa couleur presque exclusive et de la ligne son principal moyen d’expression, Soulages recourt bientôt au couteau et à la spatule, qui remplacent le pinceau. Ecrasée par le large outil, la matière devient la forme. Cette technique, qui confère à chaque tableau l’aspect d’une totalité indivisible, en faisant reposer l’efficacité plastique sur le geste de peindre, rappelle certaines pratiques de l’art extrême-oriental, que l’artiste a adoptées d’instinct, extrême-oriental, que l’artiste a adoptées d’instinct, guidé par les exigences de sa propre sensibilité.
Il est représenté dans le monde entier notamment à Paris (M.N.A.M.) ainsi qu’à New York (M.O.M.A. et Salomon R Guggenheim Museum).

Extrait du dictionnaire de la peinture française – Editions Larousse