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Interview de M. Hervé Gicquel, Premier Maire-Adjoint
chargé des Finances, de l'Administration Générale
et des Ressources Humaines
Charenton Magazine : La crise affecte t-elle aussi la commune de Charenton ?
Hervé Gicquel : Il est clair que la crise touche
l'ensemble des collectivités locales, mais la
Ville de Charenton s'en sort sans doute bien
mieux que d'autres pour diverses raisons. Un exemple : beaucoup de collectivités avaient opté pour des emprunts dits structurés qui, au premier
abord, étaient générateurs d'économies
d'intérêts, mais qui présentaient l'inconvénient
d'être particulièrement soumis aux aléas du marché. Autant dire que lorsque la crise a éclaté, ces collectivités se sont retrouvées très
exposées. Afin de conserver une bonne lisibilité et la maîtrise de son encours, Charenton n'a
jamais souscrit ce type d'emprunt et a privilégié le désendettement et l'arbitrage opportun de
sa dette.
Pourquoi ne pas augmenter la fiscalité pour financer les investissements ?
H. G : Dans cette période difficile pour les familles,
il ne semblait pas pertinent de procéder à une
augmentation de la fiscalité communale. Cela
fait d'ailleurs 4 ans que nous respectons cet
engagement. Notre priorité est de maintenir
notre niveau d'épargne et notre capacité d'autofinancement.
Elle est aussi de faire attention à nos dépenses et, en tout cas, que leur rythme
ne progresse pas davantage que celui des
recettes. Elle est enfin d’éviter autant que possible
le recours à des emprunts supplémentaires.
Charenton pratique-t-elle une politique
d'abattements à l'égard de la taxe
d'habitation ?
H. G : En effet, en plus des abattements
obligatoires, la Ville fait bénéficier à ses contribuables
de deux abattements facultatifs : un
abattement supplémentaire pour charges de
famille (5%) et un abattement général à la base
au taux maximum autorisé (15%). Pour être
très concret, une famille ayant deux enfants à charge bénéficie d'une réduction de sa taxe
d'habitation de plus de 195 ! grâce aux seuls
abattements facultatifs décidés par la Ville
(en fonction d'une valeur locative moyenne de
4 793 €).
>> Le Budget 2009: pas de hausse des taux et davantage d'investissements
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