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La Comtesse Mahaut d'Artois
Propriétaire du château de Conflans (1316).
Princesse de sang royal, Mahaut d'Artois était la fille du Comte Robert d'Artois, neveu de Saint-Louis, dont elle hérita le château
de Conflans.
De son union avec Otton IV, Comte palatin de Bourgogne,
elle eut trois enfants, un fils, Robert, mort à l'âge de dix-huit ans et deux filles, Blanche et Jeanne, qui épousèrent
Charles et Philippe, fils du roi Philippe le Bel..
Mariée à Charles IV, Blanche, convaincue d'adultère, fut emprisonnée au monastère de Maubuisson où elle
mourut.
Devenue reine en 1316, à l'accession de son époux Philippe V le Long au trône de France, Jeanne hérita
de Mahaut le domaine de Conflans.
Le chancelier Séguier
Propriétaire du Pavillon (Hôtel de Ville) de 1629 à 1633, un des fondateurs de l'Académie Française.
Comte de Gien, duc de Villemore, Pierre Séguier naquit à Paris en 1588. Maître des re quêtes au Parlement de Paris puis Intendant en Guyenne, Séguier revint à Paris dont il devint Président
du Parlement.
Sa puissance de travail attira sur lui l'attention du ministre
Richelieu qui le nomma Garde des Sceaux le 25 Février
1633, puis Chancelier en 1635.
Amoureux des Belles Lettres, ce grand serviteur de la Couronne
est à l'origine de la création par Richelieu, en 1635, de l'Académie Française. Au décès du célèbre ministre, il en devint le second Protecteur, et le demeura jusqu'à la fin de sa vie, à Saint-Germain-en-Laye où il s'éteignit
en 1672.
Le peintre François Boucher
Il peignit plusieurs Pastorales inspirées des rivages et moulins de la Seine et de la Marne à Charenton.
Né en 1703, François Boucher est resté célèbre dans l'histoire de la peinture française pour ses tableaux d'amour, ses scènes mythologiques et ses paysages magnifiant la campagne italienne que lui inspirèrent les environs de Rome où il séjourna de 1728 à 1731.
De retour en France il peignit son premier chef-d'ouvre en 1732, " Vénus demandant à Vulcain des armes pour Enée ", et entra à l'Académie comme peintre d'histoire en 1734.
Reconnu par Louis XV et la Marquise de Pompadour qui lui passèrent des commandes, ainsi que par les Cours de Suède et de Danemark, son oeuvre aborda tous les genres, religieux, rustique, mythologique, animalier, libertin.
L'estampe, la tapisserie, la porcelaine devaient fournir un prolongement à sa créativité dont le genre des Pastorales devait le consacrer comme le plus grand peintre de sa génération.
Les différentes oeuvres que lui inspirèrent les moulins de Charenton appartiennent à cet art de la Pastorale qui s'applique parfaitement à l'atmosphère de la Cour.
" Le Moulin de Quiquengrogne à Charenton ", qui semble être la première représentation non italianisante d'un paysage par le peintre, date de 1739. Cette ouvre est à l'origine de deux gravures de J.P. Le Bas " Première veue de Charenton " et " Seconde veue des environs de Charenton ".
Une autre version de ce tableau figure au musé e d'Orléans sous les titres " Le Moulin de Charenton" ou " Le Pigeonnier ".
Alliant le pittoresque de la décrépitude au plaisir imaginé de l'existence rurale, cette oeuvre prend des libertés avec le sujet original et semble être une recomposition des différents moulins et de leurs sites propres qui jalonnaient les berges de la Marne et de la Seine à la hauteur de Charenton.
Le thème du moulin de Charenton devait être repris dans différentes tapisseries de Beauvais, et des Gobelins telles que " La Fontaine d'amour " et son pendant " Le vieux colombier " ainsi que dans " Le Joueur de flûte ".
Le peintre Fragonard
Propriétaire d'une maison aux Carrières, achetée en 1782.
Elève de François Boucher, Fragonard a cinquante ans lorsqu'il achète à demoiselle Bouquet, pour 8011 livres, 4 sols une maison aux Carrières de Charenton surplombant la Seine. Il y séjourne à la belle saison, délaissant son appartement du Louvre où il réside habituellement.
Si le ciel, les rivières, les îles et moulins de Charenton ont pu inspiré cet artiste, aucune de ses oeuvres n'immortalise un paysage charentonnais.
La Révolution chassa Fragonard de Paris et de Charenton qu'il quitta pour se réfugier en sa ville natale, Grasse.
A son retour à Paris, il ne revint jamais à Charenton.
Le poète Paul Eluard
Il termina sa vie au 52 avenue de Gravelle où il résida de 1951 à 1952.
Un des plus grands poètes de son siècle, Paul Eluard affirma tout au long de son ouvre son espérance en une humanité délivrée d e l'angoisse et de la haine qui verrait triompher la justice.
La poésie de cet écrivain engagé, fluide et dense, chante l'amour, la nature et la révolte.
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