| A l’image de cette culture, l’exposition cherchera à illustrer la variété de ces productions artistiques chargées d’histoires... celles du Temps du Rêve, temps de l’organisation du monde et de ses lois par les esprits ancestraux.
A travers les oeuvres d’artistes de renom tels Minnie Pwerle, Lorna Fencer, Rover Thomas, Dr George ou encore Ronnie Tjampitjinpa, c’est toute la vitalité de la pratique de la peinture acrylique introduite dans les années 1970 qui sera présentée. Les écorces peintes de John Mawurndjul ou encore les gravures de Johnny Bulun Bulun, technique récemment introduite, illustreront les réalisations de la Terre d’Arnhem. Chefs-d’oeuvre d’une culture longtemps dénigrée, ils offrent au regard toute l’actualité de cette mémoire ancestrale.
"Dans la vie, j’ai trois préoccupations. Au moment où je peins, je convoque le passé au présent pour le transmettre."
Gulumbu Yunupingu, artiste de la région d’Yrrkala, Terre d’Arnhem.
Toute la raison d’être de l’Art aborigène tient dans cette citation extraite du discours de Gulumbu à la cérémonie d’ouverture du Musée du quai Branly en Juin 2006.
Trois prérogatives unies par un même élan, une même raison dans le sens étymologique. Car il s’agit bien d’unir le passé au présent afin de le transmettre pour le futur. C’est aussi le sens profond de toute pensée aborigène d’Australie. Il y a une continuité qu’il ne faut pas perdre, ignorer, perturber. |